Les métiers en hydraulique

Les métiers composant le section hydraulique regroupes les activités Sprinkler, RIA, colonnes sèche et humide ainsi que les prises et poteaux incendie.

Sprinkler

Classé dans la catégorie des installations fixes, l’installation sprinkler est constituée d’un ensemble d’équipement destinés à contenir, voire éteindre un incendie. Dans 81 % des cas, l’incendie est contenu par moins de 5 sprinklers. La proportion monte à 95 % des cas avec moins de 30 sprinklers. Et dans 98 % des cas, l’incendie est maîtrisé ou limité.

L’efficacité du système repose sur l’adéquation au risque à protéger et sur la protection de la totalité des locaux. Parce qu’il permet une action précoce et autonome sur un départ de feu, il constitue le moyen de protection incendie privilégié pour les établissements présentant des enjeux humains ou économiques importants.

C’est un des rares systèmes de protection incendie qui permet une action prolongée sans intervention humaine sur un foyer naissant, quel que soit son point de départ dans l’établissement protégé. Le système permet en outre de prévenir le personnel présent sur le site et d’alerter les secours.

De plus, adopter une protection incendie par sprinkler s’inscrit dans une démarche de réduction des impacts sur l’environnement, en limitant de façon significative la quantité d’eau nécessaire à l’extinction.

Une installation de protection incendie par sprinkler est un système fixe d’extinction automatique à eau. L’installation est un ensemble hydraulique constitué par un poste de contrôle et un réseau de canalisations en acier, maintenu sous pression permanente d’eau (ou d’air).

Les canalisations sont équipées de têtes sprinklers, logées dans les plafonds des bâtiments protégés et disposées de façon à s’ouvrir, dans les délais les plus brefs, sous l’action de la chaleur. Le principe du système consiste à déverser une quantité d’eau adaptée au sinistre sur une zone d’une surface prédéterminée.

L’ouverture d’une tête sprinkler est due à l’élévation de la température. La chaleur dégagée par le feu s’élève jusqu’au plafond. À une certaine température, l’ampoule (ou fusible) qui maintient la tête sprinkler fermée, éclate et libère l’eau à l’aplomb du foyer.

Local, l’arrosage est également progressif. Si le refroidissement est insuffisant, les sprinklers voisins s’ouvrent également et participent à la maîtrise du feu. La chute de pression provoquée par l’ouverture du premier sprinkler entraîne le démarrage des pompes.

Le passage de l’eau actionne un gong hydraulique et un contact électrique de report qui donnent l’alarme. L’arrosage est maintenu pour contenir le feu jusqu’à l’intervention des secours et la fermeture manuelle des vannes.

Robinet incendie armé

Classé dans la catégorie des matériels de première intervention, une installation de robinet d'incendie armé, ou RIA, est généralement alimenté en eau, pour la lutte contre les débuts d'incendie. Elle est utilisable par toutes les personnes qualifiées pendant au moins 20 minutes en attendant si nécessaire l'arrivée des sapeurs-pompiers.

Installé dans une majorité d’établissements recevant du public (ERP), dans de très nombreux établissements industriels et dans les immeubles de grande hauteur (IGH).

Ils peuvent être installés dans des armoires, à condition qu'ils soient signalés par une plaque signalétique, un numéro ou lettre unique. Ils sont placés entre 1,20 m et 1,80 m au-dessus du sol sauf dérogation dans les centres commerciaux (pour ne pas être abîmés par des chariots).

Un RIA se compose des éléments suivants :

Un dévidoir à alimentation axiale tournant et « généralement » pivotant sur au moins 170°, un robinet d'arrêt attenant au dévidoir, une longueur élémentaire de tuyau semi-rigide de 30 mètres maximum (20 m ou 30 m dans la réglementation française), un robinet diffuseur à trois positions (arrêt, jet diffusé en cône ou en nappe, jet droit).

Les RIA existent dans les dimensions DN19/6, DN25/8, DN33/12

Le premier nombre correspond au diamètre intérieur du tuyau, le second correspond au diamètre de l'orifice du diffuseur.

Les débits minimaux des RIA sous 4 bars sont respectivement de : 34 l/min, 58 l/min et 128 l/min.

Les portées minimales des jets sont : diffusion en nappe : 6 mètres, en cône : 3 mètres, en jet droit 10 mètres.

Colonne sèche

Classé dans la catégorie des matériels de seconde intervention, il s'agit d'une conduite rigide parcourant le bâtiment. On peut y raccorder un tuyau d'incendie à chaque extrémité : il s'agit en quelque sorte d'un tuyau fixe prépositionné. Une des extrémités se trouve dans la zone à défendre ; l'autre se trouve à l'extérieur, dans un endroit facilement accessible aux secours, et est identifiée par une plaquette indiquant le local défendu.

La colonne sèche évite d'avoir à dérouler des tuyaux à travers des cheminements longs ou peu pratiques (escaliers, …) ; par ailleurs, ces conduites présentent moins de pertes de charge que les tuyaux souples.

Lors d'un incendie concernant la zone défendue, l'équipe de sapeurs-pompiers chargée de l'alimentation relie la colonne sèche au fourgon d'incendie avec un tuyau souple ; l'équipe chargée d'attaquer le sinistre monte à l'étage concerné ou celui directement inférieur, déroule son tuyau et le raccorde à l'autre extrémité de la colonne sèche.

Poteau et/ou prise incendie

Classé dans la catégorie des matériels de seconde intervention, un poteau d'incendie ou prise d’incendie est un dispositif de lutte contre l'incendie mis en place par les communes, et par des sociétés privées (industrie, établissements recevant du public, sites classés ICPE) dans leurs enceintes.

Cette prise d'eau est disposée sur un réseau aérien ou souterrain d'eau sous pression permettant d'alimenter les fourgons d'incendie des sapeurs-pompiers. Ces réseaux sont soit dédiés à la lutte contre l'incendie, soit destinés à l'alimentation en eau potable, à l'irrigation ou à l'industrie (eau brute). Ils sont constitués de canalisations d'un diamètre intérieur d'au moins 100 mm.

Les points d'accès au réseau (les hydrants) sont situés de préférence à proximité de la chaussée (5 m), de manière à rester accessibles en permanence.

Les métiers non hydrauliques

Découvrez les métiers composant le section non-hydraulique (compartimentage, désenfumage naturel et mécanique,...)